Le faisceau de Syam sépare le plateau de Champagnole (ouest) du plateau de Levier-Nozeroy (est). 2 mars 2017 - Cette épingle a été découverte par Emmanuel Loaiza. L’étymologie de l'oronyme Jura ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes et les linguistes. Les cluses sont donc des passages privilégiés pour les axes de communication traversant le massif jurassien[a 56]. Elle est subdivisée en trois membres. Elément décoratif ou outil pédagogique, à vous de choisir la fonction de cette carte en relief de l'IGN. Au-delà, vers le nord-ouest, les couvertures sédimentaires ne sont plus décollées de leur socle et les unités géologiques ne sont guère plus affectées par l'orogenèse alpine. Des intervalles riches en oolites et d'autres en anhydrite ont aussi été identifiées. Il est bordé au nord-ouest par un ensemble de bas-plateaux, rattachés au bassin parisien, et par le petit massif de la Serre. Les reculées poursuivent leur développement. Les premiers signes de déformations du domaine jurassien apparaissent au Serravallien (Miocène) avec l'absence de dépôt plus récent de la molasse et s'étendent jusqu'au Pliocène précoce. Les dépôts de pente faible, d'une épaisseur maximale d'un mètre, sont constitués de limons et d'argiles mis en place récemment par le ruissellement lors des fortes pluies[a 20]. Au Burdigalien, une transgression marine favorise le retour à des conditions marines et le dépôt de la molasse marine supérieure qui se terminera par une régression générale de la mer alpine et la restauration d'un milieu continental avec le dépôt de la molasse d'eau douce supérieure au Langhien. Le hiatus sédimentaire, apparu au Crétacé supérieur, se poursuit durant la majeure partie du Paléogène jusqu'aux grès sidérolithiques[61],[62],[63],[64],[65] de l'Éocène moyen à supérieur. Ce ralentissement de la convergence génère des contraintes intraplaques qui sont transmises jusque sur l'avant-pays européen et induisent un soulèvement de la lithosphère européenne[81]. La région est aussi composée d'un ensemble de lagunes peu profondes (200 m maximum) alimentées par des fleuves provenant des massifs environnants. Ils témoignent du remaniement d'une plateforme peu profonde vers des environnements de mer ouverte. La formation de Vallorbe reprend la partie supérieure de l'Urgonien, autrefois décrit comme l'Urgonien supérieur ou Urgonien blanc. Ces résultats ont notamment permis de mettre en évidence le dédoublement de la couverture sédimentaire mésozoïque dans le Jura plissée[note 7] et des épaississements des couches évaporitiques triasiques (coussins de sel, tectonique salifère) à l'origine des anticlinaux dans la molasse du plateau[5],[22],[24]. Dès le VIe siècle, des moines vont s'installer dans les coins les plus reculés du massif car une loi leur permet de posséder ce qu'ils défrichent. Le massif est notamment connu pour ses reculées. Un karst a été découvert lors du creusement du tunnel de la Vue-des-Alpes. La partie inférieure du Muschelkalk correspond à la formation de Kaiseraugst[33]. Les sites de Lommiswil et de la localité voisine de Grenchen, dans le canton de Soleure, ont été découverts entre 1987 et 1989[43],[49]. Le Jurassique inférieur (Lias) est difficilement visible à l'affleurement, on ne le trouve que dans les dépressions de la Haute-Saône, dans l'anticlinal des Avants-Monts ou dans la zone de chevauchement Jura-Bresse. Cette migration est due à la présence d'un plan de faille dans la forêt de Chaux qui sépare les deux cours et leur est parallèle. Le massif du Jura reçoit de très grandes quantités d'eau, entre 1 000 mm et plus de 2 000 mm par an sur les plus hauts sommets. L'axe anticlinal des Mercureaux est le pli majeur où sont situés les points culminants ; étant très érodé dans sa partie sud, il façonne une longue combe axiale ; vers le nord-ouest, il chevauche le synclinal de la Chapelle-des-Buis. Ces décrochements sont orientés NO-SE dans la partie méridionale du massif, NNO-SSE à N-S dans le Jura central et NNE-SSW dans le Jura oriental. L'absence d'accumulation d'oxyde d'aluminium ou bauxite démontre par ailleurs la récurrence de phases de remaniement alternant avec des périodes d'altération des carbonates[68], bloquant ainsi le processus de latérisation des sols. Lors du chevauchement, les terrains furent plissés et cassés ; on trouve donc des marnes du Lias (plateau de Levier) qui chevauchent des calcaires du Jurassique (plateau d'Ornans)[a 53]. La reculée est une vallée qui pénètre à l'intérieur d'un plateau calcaire à couches horizontales et qui se termine brutalement au fond d'un cirque calcaire au pied duquel jaillit une résurgence[a 42]. Les Rousses. Au nord du faisceau, se trouve le front de chevauchement qui marque la limite entre le faisceau et le plateau d'Ornans-Valdahon qu'il domine de plus de 200 m. L'érosion a provoqué au sein du faisceau d'importants dénivelés topographiques, surtout au niveau des passages de rivières (Loue, Lison, Furieuse) qui le traversent par le biais de profonds canyons. Ils se distinguent des plateaux, de morphologie tabulaire, par une importante déformation liée aux chevauchements et plissements de la couverture sédimentaire[d 1]. Vers le sud, le caractère chevauchant du faisceau s'atténue nettement, alors qu'au nord, il présente un fort relief constitué d'un anticlinal déversé, dont le flanc inverse domine la vallée de l'Ognon. Il est traversé par un système fluviatile originaire des chaînes hercyniennes qui se déversent dans le Meliata. Le relief jurassien plissé est composé de différents éléments dus à l'érosion. Ce plan de cisaillement (en) serait par ailleurs commun avec la molasse et les nappes helvétiques et implique qu'ils aient connu la même histoire de déformation. Les plateaux jurassiens sont des reliefs peu contrastés à paysages monotones. Le faisceau de l'Heute est une structure faillée longue d'une quarantaine de kilomètres, large de quelques kilomètres, d'une orientation SO-NE, pour une altitude variant entre 650 et 780 m. Il constitue une rupture géologique et topographique entre le plateau lédonien (ouest) et le plateau de Champagnole (est). Une AOC Bois du Jura reconnaît depuis le 15 mars 2019[20] les qualités particulières des résineux jurassiens, notamment leur résistance mécanique, leur mode de production, d'exploitation et de transformation[21], correspondant à un cahier des charges précis[22]. Le froid et les précipitations augmentent avec l'altitude. La formation de la perte du Rhône s'étend de l'Aptien au Cénomanien[60]. L'émersion du domaine du Jura favorise une longue période d'érosion de la plateforme carbonatée qui se poursuit jusqu'à l'Éocène[4]. Lors de la compression alpine, le bord externe du plateau a glissé sur le fossé bressan par l'intermédiaire d'une surface de décollement. +33 (0)5 62 62 27 70 contact@georelief.com Suivez-nous sur Facebook Accueil Compte Il s'agit d'une séquence évaporitique de type sabkha organisé en plusieurs régressifs où gypse et anhydrite alternent avec des marnes. Mais cette dernière va être ennoyée dès l'Aptien (formation de la perte du Rhône) par la combinaison d'une rapide hausse du niveau marin et de la tectonique. Mais le retour à des conditions plus humides à la fin du Berriasien favorise le développement d'une sédimentation détritique (formation de Vions) et par la même l'instauration d'une faune hétérotrophe. En France, avec les industries de l'horlogerie, la fabrication de pipes à Saint-Claude, la lunetterie, l'artisanat du bois et notamment la fabrication de jouets en bois à Moirans-en-Montagne, le massif du Jura tente avec un certain succès de se spécialiser depuis plusieurs années dans des niches de haut de gamme[réf. Elle consiste en des bancs calcaires siliceux bien stratifiés blancs à jaunâtres. Alors que les reculées du Hérisson et de La Frasnée sont longues de plus de 10 km jusqu'aux premiers reliefs de la Haute-Chaîne, les reculées de Chalain ou de Clairvaux ne sont que de simples cirques de quelques kilomètres qui accentuent la sinuosité et l'escarpement de la bordure occidentale du plateau sur la combe d'Ain. Le massif montagneux européen, voir la carte du Jura , s'étend en France et en Suisse, et se prolonge, par-delà le Rhin, jusqu'au sud-ouest de l'Allemagne (Jura souabe et Jura franconien). Elle est située dans la partie nord du Doubs, dans une zone vallonnée et forestière, et marque la limite septentrionale du Jura plissé. Le travail du bois a permis de faire des pipes, des boutons, des jouets (Moirans-en-Montagne), complété au XXe siècle par l'industrie du plastique (Oyonnax). La strate a une épaisseur de 250 m environ sur quatre étages : Callovien, Bathonien, Bajocien et Aalénien. Ses quatre publications majeures sur le sujet sont : Essai sur les soulèvements jurassiques publié en plusieurs cahiers entre 1832 et 1836, Esquisses orographiques de la chaîne du Jura publié en 1852, Résumé des lois orographiques générales du système des Monts-Jura publié en 1853 et Nouveaux principes d'orographie jurassique publié à titre posthume en 1857[note 4]. L'un des décrochements les plus spectaculaires est le décrochement de Pontarlier qui recoupe toute la Haute-Chaîne depuis le nord de Lausanne jusqu'au plateau d'Ornans-Valdahon. Ce phénomène est observé dans la région de Dole où les cours de la Loue et du Doubs sont en migration, le premier vers le sud, le second vers le nord. La description du plissement des séries calcaires ainsi que leur forte érosion a abouti au modèle de relief jurassien. Photos de Jura – Département 39. La chaîne du Lomont est orientée est-ouest. Il inclut des affleurements découverts en 1996 près de Moutier et de Corcelles (canton de Berne) puis dans le canton du Jura vers Frinvillier en 2000[44], à Glovelier et dernièrement le long de l'autroroute A16 Transjurane lors d'une prospection archéologique vers Courtedoux en 2002[45],[46],[47]. Le massif montagneux européen, voir la carte du Jura , s'étend en France et en Suisse, et se prolonge, par-delà le Rhin, jusqu'au sud-ouest de l'Allemagne (Jura souabe et Jura franconien). Ils alternent avec des intervalles argilo-marneux rougeâtres. Étudié depuis le XVIIIe siècle, le massif du Jura est rapidement devenu un modèle d'étude des massifs calcaires. Par contre, les dépôts molassiques que l'on retrouve dans le Jura, et donc plus au nord, ne débutent qu'à l'Aquitanien (Miocène inférieur) avec le dépôt de la molasse d'eau douce inférieure voire au sommet du Chattien (Oligocène supérieur) vers Yverdon-les-Bains[73]. Les anticlinaux de la Petite Montagne sont organisés comme ceux du faisceau de Quingey (crêts à l'est et à l'ouest séparés par une combe axiale). Pas moins de 300 séismes d'une magnitude comprise entre 0 et 5 furent enregistrés dans le massif jurassien entre janvier 2000 et décembre 2007[a 35]. Dans le sud du massif, d'autres lacs sont présents comme le lac de Nantua. Le climat semi-aride alterne des saisons arides et humides. D'une orientation nord-sud, le faisceau de Quingey est situé entre le faisceau lédonien et le faisceau bisontin. La moindre petite source retenue par un niveau marneux était aménagée pour le bétail. Ces dernières incluent des empreintes de sauropode appartenant à l'ichnogenre Parabrontopodus, généralement attribué aux diplodocidés ainsi que des empreintes théropodes décrivant un nouvel ichnogenre Jurabrontes curtedulensis[48]. Enfin, l'érosion régressive par le recul des versants et la convergence continue des flux hydriques vers le drain entraînent un creusement accéléré à l'emplacement même de la faille. L'épaisseur des couches évaporitiques varie par ailleurs au sein même de chaque unité et notamment entre synclinaux (moins épais) et anticlinaux (plus épais). Au Salève, les grès furent localement exploités entre le Ve et le XIIIe siècle aux rochers de Faverges pour la production de fer et d'acier[104]. De même, la corrélation entre la région du Jura et le bassin d'avant-pays nord alpin reste également très difficile avec des données limitées. En considérant que le Jura a été englacé dix fois pendant le dernier million d'années, on peut estimer qu'une soixantaine de mètres de dépôts sédimentaires furent érodés durant cette période. L'origine des reculées externes est liée à l'effondrement de la Bresse durant l'Oligocène. Le plan de décollement, situé dans l'épaisse série triasique, s'enracine sous le chevauchement des massifs cristallins externes et est par conséquent indépendant de celui affectant le massif des Bornes. Aujourd'hui encore, les reculées continuent leur développement avec l'eau comme principal agent d'érosion[a 44]. La dernière glaciation fut plus réduite dans le massif que l'avant-dernière, expliquant la présence de dépôts de ces deux dernières. Contrairement à ce que prétendaient les moines du XIe siècle, de nombreuses découvertes archéologiques ont montré que les montagnes du Jura furent toujours peuplées dès la Préhistoire, au cours de l'ère quaternaire[18],[19]. L’évêché, établi à Saint-Claude, fait partie de la province ecclésiastique de Besançon. Cette faille décrochante permet la formation de la falaise du mont d'Or, situé à 1,2 km plus à l'ouest. La structure en petits bancs des calcaires et la présence des bancs marneux a permis une intense déformation et le plissement des calcaires crétacé[a 63]. Elle consiste en une alternance de bancs métriques de calcaire argileux jaunâtre alternant avec des intervalles marneux centimétriques. La plupart des lieux correspondants à l'un ou l'autre de ces deux types structuraux analysés par Glaugeaud sont aujourd'hui incorporés dans la famille structurale des faisceaux. Les effets de la crise permo-triasique se font encore sentir, elles sont dépourvues de systèmes récifaux coralliens et des communautés d'organismes de type heterozoan prédominent. Les apports en charbons soulignent par ailleurs le développement de marécages côtiers[2]. Cependant aucune attestation ancienne ne permet de rattacher *iura- au protoceltique et le thème a disparu des glossaires celtiques modernes[8]. En raison d'une faible déformation du socle, ces roches n'affleurent pas dans le massif jurassien mais constituent plusieurs massifs adjacents tels que le massif de la Serre, les Vosges, la Forêt-Noire et dans une certaine mesure les massifs cristallins externes bien qu'appartenant au domaine helvétique. Au début du Miocène, l'effondrement de la Bresse se poursuit et son remplissage s'épaissit. À leur suite, des toponymistes y ont vu un francoprovençal juris, du bas latin juria qui signifiait « forêt de montagne »[réf. Enfin le Moho est estimé à une profondeur de 26 km. Elles résulte d'étirement parallèle à la chaîne et de sa morphologie arquée[26]. de IGN. Les alternances de calcaires marneux fossilifères du membre des marnes d'Hauterive décrivent un environnement de mer ouverte sous les influences de la houle et des courants de marée. Les empreintes sont situées dans les calcaires à oncolithes et péloïdes de la formation des Couches du Morillon et correspondant à un environnement d’estran[51]. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Le Keuper est subdivisé en deux formations. Étiré sur trois départements -Doubs, Jura et Ain-, le relief jurassien offre une géographie unique, faite de combes et de forêts sauvages. Sa largeur varie de quelques kilomètres, à ses extrémités, pour atteindre un maximum de 65 km entre Besançon et Neuchâtel . La structure du faisceau est très variée et on distingue trois zones : la zone nord (fossé d'effondrement marqué par une dépression), la zone centrale (fossé d'effondrement comprimé marqué par une dépression ou un relief) et la zone sud (structure déformée créant un fort relief). On distingue trois types de dépôts de versant dans le Jura : les dépôts de base de corniche (éboulis), les dépôts de versant marneux (glissements et coulées) et les dépôts de pente faible (colluvions). Les éboulis actifs actuellement se reconnaissent par l'absence de couverture végétale. C'est à cette époque que les sédiments allant former la chaîne du Jura se sont déposés. Il s'agit de grès très quartzeux (quartzite) parfois associés à grès fins argileux et des argiles silteuses. Le faisceau chevauche la dépression synclinale de l'Ognon au nord-ouest et sa complexité s'atténue au sud-est du côté du plateau de Besançon. Longue de près de 500 km, elle s'étend de Crosey-le-Petit dans le Doubs à Arbignieu dans l'Ain, avec un passage dans le vignoble jurassien[25]. Il en résulte des duplications de la couverture sédimentaire ce qui favorise un épaississement important de la chaîne et accommode ainsi une grande partie du raccourcissement (jusqu'à 20 km)[26]. Les structures amincies de la Haute-Chaîne se prolongent jusqu'au massif de la Chartreuse et au sud du Jura souabe. L'hypothèse gauloise initialement développée dans la Revue celtique[6] a d’abord été reprise dans le glossaire gaulois de Georges Dottin : iura, iuri-, thème de nom de montagne ; lémanique jour « forêt de sapins », moyen gallois ior « chef », peut-être anciennement « sommet »[7]. Ceux-ci résultent de l'effritement et de l'altération des roches du sous-sol, soumises aux forces de gravitation et aux changements climatiques. En conséquence, le différentiel de raccourcissement entre les extrémités et la partie centrale du Jura favorise des mécanismes de rotation du front de déplacement[26],[a 32] : une rotation horaire jusqu'à 26° est évalué d'après le paléomagnétisme dans la partie est du Jura tandis que l'extrémité ouest est affectée par une rotation anti-horaire jusqu'à 17°. Les structures profondes ont été contraintes grâce à l'identification de huit horizons sismiques : près de la base du Cénozoïque, à proximité du contact entre le Jurassique supérieur et le Crétacé inférieur, dans le Jurassique inférieur, près du toit du Jurassique moyen, du Jurassique inférieur, du Trias supérieur, du Trias moyen et près de la base de la séquence mésozoïque[5]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le massif est notamment l'objet des premières études de Marcel Alexandre Bertrand durant les années 1880 où il dresse les cartes géologiques des régions de Besançon, de Lons-le-Saunier et de Pontarlier[9]. Les bioclastes, très diversifiés, sont tous transportés : brachiopodes, bivalves, oursins, crinoïdes, coraux, bryozoaires, éponges, foraminifères, algues dasycladales. Ces glaciers demeurent néanmoins indépendants de ceux ayant couvert les Alpes[a 33]. Les dépôts oscillent ainsi depuis des dépôts lacustres, de plage, d'estran, de vasière, lagunaire et enfin de banc de sable bioclastique et oolitique. Il abrite le massif du Jura pour l'essentiel, en bordure avec la Suisse, et une petite partie de celui des Vosges sur sa pointe nord (une partie du Ballon d'Alsace se trouve en Franche-Comté). Toutes hormis la troisième sont empruntées par les TGV Lyria, la quatrième, bien que fermée à tout trafic depuis 1991 doit reprendre du service en 2016 pour relier de nouveau la Suisse à Belfort et offrir une correspondance avec la LGV Rhin-Rhône. Le massif jurassien définit la bordure externe du système alpin[note 1]. C'est pourquoi on y compte un nombre important de fromages labellisés : AOC Morbier, AOP Comté, IGP Gruyère français, AOP Mont-d'Or et AOC Bleu de Gex en France, Gruyère AOP, Tête de Moine AOP et Vacherin Mont-d'Or AOP en Suisse. Au cours du Crétacé, le Jura va peu à peu émerger. Enfin sa bordure interne est délimitée par le bassin molassique suisse, ou plus largement le bassin d'avant-pays nord alpin, correspondant en grande partie au plateau suisse, qui le sépare des Préalpes (Préalpes du Chablais et Préalpes romandes) et des massifs subalpins (massifs des Bornes, des Bauges, et du Vercors)[note 2]. La brève émersion initiée à la fin du Jurassique se poursuit au début du Berriasien avec des faciès péritidaux évaporitiques (formation de Goldberg) déposés en milieu aride. Le développement de plis de propagation de faille de forte amplitude et orientés nord-ouest[4],[5] permet une importante imbrication de la couverture sédimentaire. Les cartes en relief sont une autre manière d’appréhender la représentation d’une région, d’un massif montagneux, ou … Les faciès de plages, de lagons et de récifs ont permis d'établir que les conditions et les paysages dans la région à cette époque étaient similaires à celles que l'on connaît aujourd'hui aux Bahamas et aux États fédérés de Micronésie. Les roches sont presque entièrement du calcaire parfois dolomitique, parfois marneux, parfois compact. Étroit (moins de 4 km de largeur), d'orientation NE-SO, il culmine à des altitudes de l'ordre de 600 m. Il est constitué de deux synclinaux et de deux anticlinaux. Cette extrusion marneuse intervient sous la faille chevauchante du faisceau. Ils présentent néanmoins une épaisseur croissante depuis le Jura jusqu'au Salève selon un axe NO - SE, associé à une augmentation de la proportion en grès au détriment des intervalles argileux[67]. Le faisceau des Avant-Monts est une structure fortement fracturée de 4 à 6 km de large, d'une trentaine de long et d'une orientation générale NE-SO. Sa longueur est de plus de 340 km pour l'arc interne et de plus de 400 km pour l'arc externe, tandis que sa largeur maximale atteint 65 km entre Besançon et Neuchâtel[b 1]. La charge lithostatique qu'exercent les couches cénozoïques du bassin molassique suisse, et dont l'épaisseur est estimée à jusqu'à 5 km dans sa portion sud, empêche toute déformation des couches mésozoïques sous-jacentes et selon le mécanisme de « poussée lointaine »[29] transmet la contrainte vers les unités plus externes, dépourvues d'une épaisseur excessive de molasse (i.e. En France, l'ancienne RN5 mène à Genève en traversant Poligny, Champagnole, Les Rousses, le col de la Faucille et Gex. En conclusion, Rollier réfute l'hypothèse de formation du Jura liée à une poussée provenant des Alpes qui serait plutôt liée à l'action des bassins tertiaires environnants[12]. Des empreintes initialement attribuées à des Iguanodon trouvés à la Plagne près de Bienne s'avèrent être finalement celles de sauropodes de petite taille[3]. Les cartes en relief sont une autre manière d’appréhender la représentation d’une région, d’un massif montagneux, ou encore de la France, grâce à la 3D. À l'est, la forte épaisseur des calcaires du Jurassique (plus de 800 m) du plateau de l'Ain (terminal du plateau de Champagnole) encore présente a transmis la poussée sans se transformer (tel le bassin molassique entre Alpes et Jura). Les terrains laissés par le glacier ont permis la formation de nombreux lacs de cette région nommée Pays des Lacs. L'épaisseur de la couverture sédimentaire atteint entre 3 et 4 km d'épaisseur dans la partie sud-ouest et décroît jusqu'à 800 m vers le nord-est[5],[24]. Des dolocrêtes, fentes de dessiccation et des traces de racine documentent des phases d'émersion. permettent un bon développement biologique menant à une abondance de micro-organismes et de faune benthique (bivalves, coraux, etc. Mais ils peuvent aussi se produire dans la couverture sédimentaire à l'image du séisme d'Épagny (14 juillet 1996) d'une magnitude de 5,3 et situé à 3 km de profondeur[95]. La poussée permettant ce processus serait due au poids des nappes préalpines, situées à la bordure sud-est du bassin molassique, qui aurait repoussé la molasse et les couches mésozoïques vers le nord-ouest, provoquant un décollement basal au niveau des couches du Trias[13]. L'appellation « Montagnes d… Le géologue français conclut ses études en affirmant que le Jura est la région de référence des plis droits et réguliers[10]. J.-C. (Jules César, De bello gallico, 1, 2) ; Ἐν δὲ τοῖς Σηκοανοῖς ἐστι τὸ ὄρος ὁ Ἰουράσιος, διορίζει δ' Ἐλουηττίους καὶ Σηκοανούς « Le mont Juraise, situé dans le pays des Séquanes, sert de ligne de démarcation entre ce peuple et les Helvètes » au Ier siècle av. Les Premier et Deuxième Plateaux forment deux marches successives d'ouest en est qui permettent de s’élever à près de 1 000 mètres d'altitude. Cette région compte plus d'une dizaine de lacs d'origine glaciaire. Quatre reculées correspondent à la définition : la reculée d'Arbois, la reculée de Poligny, la reculée de Baume-les-Messieurs et la reculée de Revigny. Ces couvertures mésozoïques correspondent à des dépôts essentiellement calcaires d'une mer épicontinentale peu profonde séparant l'avant-pays européen de la marge passive nord européenne de la Téthys alpine. Découvrir une carte du Jura. Au sein de ces reculées circulent des rivières modestes qui drainent les eaux souterraines du plateau vers la Bresse, telles la Vallière et la Seille. La série est recouverte par une grande surface transgressive qui marque le début de la formation de Pierre-Châtel. Les dimensions de ces reculées sont très variables, selon leur type d'érosion liée au glacier de la dernière glaciation. Toutes les empreintes sont attribuées à l'ichnogenre Brontopodus à l'exception de celles de Courtedoux. nécessaire]. Les alluvions se situent principalement dans les plaines et au pied des massifs, dans les vallées ils sont discontinus le long des rivières et en vallée encaissée, les cours d'eau sont très pauvres en alluvions. Elle comporte une succession de bancs d'épaisseur décimétrique dont les lithologies varient depuis des argilites, grès aux calcaires oolitiques et bioclastiques. Ce dernier piège en partie une sédimentation détritique résultant de l'altération et de la dissolution des calcaires[82] dans fissures et autres cavités karstiques. L'Aquitanien marque un nouveau hiatus sédimentaire à l'exception des calcaires de La Chaux et des grès et marnes grises à gypse de Boudry qui seraient associés au soulèvement du compartiment sud graben du Rhin. La combe est formée dans les marnes du Lias, tandis que les crêts sont formés par des calcaires du Jurassique moyen plus résistants.